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Peindre un portrait à l'aquarelle : conseils et erreurs à ne pas faire

Pas à pas

Il existe plusieurs façons de procéder : on peut commencer ou finir par le fond, les yeux… peindre sur fond mouillé ou sec, etc. D’ailleurs, n’ayant pas peint beaucoup de portraits, je n’ai pas de méthode, je tâtonne. Je vais ici partager mes errances et mes erreurs pour ce portrait-ci, en espérant que certains conseils vous seront quand même profitables ou que certains pourront me guider pour faire mieux la prochaine fois.

Matériel :

Papier : centenaire fin (collé quatre côtés ; si ce n'est pas le cas, mouiller et tendre la feuille)

crayons : B, 2B

gomme mie de pain

Pinceaux : petit gris (802 – 3), traceur ou gulliver et brosse.

Couleurs : bleu outremer, terre d’ombre brûlée, ocre jaune, carmin, vermillon, terre de sienne brûlée, verts (anciens mélanges faits maison, séchés sur ma palette).

Quadriller la feuille (sans appuyer, avec un crayon B) et le portrait (sous photofiltre) et dessiné les grandes lignes, avec un 2B. Gommer le quadrillage.

 


 

 

Une fois les traits principaux posés sur le papier,

Mouiller le fond avec un gros pinceau petit gris, en prenant soin de ne pas toucher au portrait. Pour éviter la même erreur que moi (mauvais tracé le long du nez), bien passer le long des traits de construction.

Pendant que le papier boit l’eau (quelques minutes), préparer sa couleur de fond en grande quantité (je n’en avais pas prévu assez et le temps d’en refaire, les parties qui restaient à peindre avaient trop séché et on voit le raccord). J’ai choisi un mélange d’outremer et de terre d’ombre brûlée, ne voulant pas une teinte trop unie (les terres ont tendance à se fragmenter) et cherchant un ton un peu froid, tirant sur le gris.

Le fond est encore humide, poser le pinceau plus ou moins chargé en pigments selon l’effet voulu (plus ou moins foncé)*. Laisser les pigments voyager, au besoin en inclinant la feuille pour les guider.

                               

Lorsque c’est sec (on peut accélérer cette étape en passant un sèche cheveu), mouiller la peau en évitant l’œil, les perles, les ongles et en laissant des éclats de lumière (ce que je n’ai pas assez fait). Ne pas oublier l’oreille et ne pas hésiter à dépasser sur les cheveux pour éviter que la peinture, en séchant, ne laisse un cerne qui détourerait le visage. Préparer sa couleur en grande quantité. J’ai mélangé de l’ocre jaune et une touche de carmin. Poser la couleur assez diluée sur toute la zone préalablement humidifiée (ici, j’ai largement débordé sur les cheveux parce qu’ils allaient être rouges, mais s’ils sont plus clairs, se contenter d’un jus très dilué et ne pas trop dépasser pour ne pas modifier la couleur de la future chevelure**). Au fur et à mesure que la zone de travail sèche, placer les zones plus sombres avec plus de pigments. Dans les zones encore plus sombres, ajouter une couleur pour foncer (bleu, gris, vert...), je me suis servi du reste de la couleur du fond. Ne pas oublier que la couleur éclaircit en séchant.

                                

Quand c’est sec, peindre la bouche (couleurs de la peau, mais avec plus de carmin), l’œil (Arrrrghhhh !!! J’ai fait un gros pâté !), les ongles avec un jus carmin très léger, la blessure mal suturée, les cheveux (carmin et vermillon + terre de sienne brûlée pour créer des nuances + une sorte de vert émeraude pour les cheveux plus mouillés ou plus à l’ombre). Je n’ai pas su rendre l’effet mouillé, j’ai essayé d’arranger, sans résultat. En dernier, j’ai peint les perles (couleurs dans le mouillé + un peu de carmin léger dans les parties à l’ombre) et la chaine (d’abord jaune indien, trop pâle, foncée avec de l’ocre jaune).

                  

Les mauvais coups de pinceau du début (fond) lui font un nez aquilin et une sorte de bec dessous. J’essaie d’arranger en ajoutant un peu de la couleur du fond autour du contour du nez (ce qu’il faut absolument éviter de faire si l’on veut un beau fond) et en mouillant le dessous du nez que je racle avec un pinceau brosse sec en essayant de l’arrondir (ça fonctionne plus ou moins selon les papiers et les pigments ; là c’était plutôt moins). Je repasse un glacis couleur peau pour que ma tentative de réparation ne laisse pas de trace et parce que je la trouve trop claire. J’essaie d’arranger l’œil et éclaircis la paupière, mais rien de bien convaincant.

                                                    

C’est fini : je suis déçue du résultat (je n'aime pas son expression et la ressemblance n'est pas frappante), mais je me suis bien amusée.

 

 

 

 

 

*se rappeler qu’en aquarelle, on éclaircit une couleur en ajoutant de l’eau.

**l’aquarelle est transparente

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